Meurthe-et-Moselle, repenser la gestion de l'eau pour la vallée du Rupt Mad

Emplacement Arnaville, Meurthe-et-Moselle, Grand Est

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Carte d'identité du projet

Format d'atelier :
Session nationale
Année :
2018
Territoire bénéficiaire :
Arnaville

Informations complémentaires :

Caractéristiques du projet :

Maîtrise d’ouvrage :
Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement Grand- Est, Agence de l’Eau Rhin-Meuse, DDT 54 et 55
Assistance à maîtrise d’ouvrage :
AScA (mandataire, développement agricole, eau, stratégie territoriale et environnementale), Complémenterre
Partenaires :
Parc Naturel Régional de Lorraine, Chambre d’Agriculture de Meurthe-et-Moselle, Chambre d’Agriculture de Meuse, Syndicat des Eaux de la Région messine, CEREMA

Le territoire

Le Rupt de Mad prend ses sources au pied des côtes de Meuse et traverse le département de la Meurthe-et-Moselle. S’écoulant sur un territoire rural, il se jette dans la Moselle au niveau de la commune d’Arnaville. Ses parties moyennes et aval, les côtes de Moselle, voient filer un cours d’eau peu anthropisé, sinueux et bordé d’arbres. Sa partie amont, sur les argiles de la Woëvre, a été façonné de manière directe ou indirecte par les activités agricoles, prédominantes. Le Rupt de Mad contribue à l’alimentation en eau potable et en eau industrielle de l’agglomération de Metz, soit plus de 220 000 habitants, au travers du Lac de Madine, lac artificiel mis en eau dans les années 1960 qui assure aussi une fonction récréative, et du barrage d’Arnaville servant de réservoir intermédiaire. Les épisodes récents de pollution, au-delà des normes de potabilité, interrogent les acteurs locaux. Reconquérir la qualité de l’eau, maîtriser les pollutions diffuses, préserver et développer une activité agricole pérenne et viable, régénérer le paysage et améliorer le cadre de vie sont autant de sujets majeurs pour le territoire.

Les enjeux de l’atelier

Le territoire du Rupt de Mad est déjà fortement sensibilisé aux questions agricole, paysagère et plus généralement aux enjeux de la ressource en eau. Les acteurs ont engagé, depuis de nombreuses années pour certains, récemment pour d’autres, plusieurs actions autour de la ressource en eau, des pratiques agricoles ou de la dimension paysagère. L’Atelier est avant tout envisagé comme l’opportunité de créer un lieu de concertation permettant des collaborations, des solidarités et des complémentarités entre l’ensemble des acteurs. Ces ateliers sont l’occasion d’avoir une vision transversale des enjeux, de s’interroger collectivement sur la préservation de la ressource en eau, des milieux, des paysages, de l’agriculture, du patrimoine… et de trouver de nouvelles interactions entre la multitude de processus en cours en co-construisant une vision commune et des valeurs partagées.

Lancement de l'atelier du Rupt Mad

Le 5 avril, le séminaire de l’atelier du Rupt de Mad a été ouvert par la Secrétaire générale de la Préfecture de la Meuse, en présence du DREAL adjoint, du directeur des aides et de l’action territoriale de l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, ainsi que d’une assistance diversifiée de près de 70 personnes. Celle-ci réunissait des représentants des services de l’État, des collectivités des trois départements concernés (Meuse, Moselle, Meurthe-et-Moselle), des chambres consulaires, du PNR de Lorraine, de l’ONF, et de la SAFER.

L’équipe de consultants ASCa/Complémenterre a présenté sa méthode de travail pour animer cet atelier. Les échanges ont permis de définir un objectif commun : créer du lien entre les acteurs, les démarches et les projets pour une synergie plus structurée et cohérente. Le témoignage du président de la Communauté de Communes des Hautes Vosges a souligné les bénéfices de la méthode Atelier, à condition que les acteurs s’en emparent et s’impliquent activement en proposant des solutions innovantes.

Sur le fond, l’intervention sur l’Eurométropole de Strasbourg a permis de questionner les pratiques agricoles et leur lien avec l’eau, et de repenser les relations entre métropole et monde rural. L’enjeu est de dépasser une dichotomie stérile pour envisager une prospective sur de nouvelles pratiques et partenariats, notamment autour de l’agriculture, afin d’offrir un avenir attractif et positif au territoire et à ses habitants.